Kit de survie pour startup : la conférence de Jérôme Masurel pour le Blend Web Mix

Publié le 31 Octobre 2014

Premier jour au congrès international de Lyon et premières rencontres avec le milieu des professionnels du web, du digital et de l’innovation, wouah !

Jérôme Masurel et Charles Fourault, fondateurs de 50 partners, fonds d’expertise d’entrepreneurs.

Jérôme Masurel et Charles Fourault, fondateurs de 50 partners, fonds d’expertise d’entrepreneurs.

Pauvres bénévoles numérotés avec un code-barre que nous sommes, sans identité, à errer dans les couloirs et les étages, croisant le regard de tant de créateurs d’entreprises que de grands PDG, nous nous sentons, petits, très petits.

Faufilons-nous discrètement vers les salles des conférences pour voir ce qu'il se passe; nous trouvons par miracle quelques places vides (mais aussitôt remplies), le sujet de ce matin : Le kit de survie pour une startup.

C’est simple, tout le public avait déjà les pieds dans ce domaine, nous, nous découvrons avec impatience les facteurs clés de la réussite, et nous nous mettons à la place de toutes ces personnes prêtes à foncer.

Un homme se présente à nous, Jérôme Masurel, dirigeant de la société 50Partners.

« L’enjeu est la capacité de créer son environnement, en s’occupant de l’engrais et de l’eau avant de vouloir faire pousser sa graine »

Kit de survie pour startup : la conférence de Jérôme Masurel pour le Blend Web Mix

1) Se lancer (0 à 3 mois)

Tout d’abord : s’occuper de l’idée, des besoins et des valeurs.

On analyse ce que l’on sait faire, identifier les actifs

"Une personne passionnée n’aura pas besoin de se soucier de ce qui se fait"

L’équipe (le tout en nous montrant des photographies de Bill Gates & Steve Jobs, ainsi que des membres de The Rolling Stones), doit être complémentaire, savoir construire et réguler les relations, et bien s’entourer.

En terme d’administration, il faut bien entendu s’occuper des formalités, du statut et des prestataires compétents.

2) Survivre (3 à 12 mois)

Un écosystème structuré : comment se repérer ?

Les espaces de travail tels que le coworking permettent d’être confronté à d’autres entrepreneurs, c’est une occasion de trouver de nouveaux associés, de faire des rencontres et de bien sûr échanger.

L’accompagnement à l’aide de pépinières, d’accélérateurs (pour le court terme), d’incubateurs (solutions plus larges s’inscrivant dans le long terme), et de réseaux.

Le financement d’amorçage : le bootstrapping (programme d’amorçage pour se lancer dans de plus gros projets), le friends & family, les business angels…

3) Se développer (+ de 12 mois)

La question du financement reste fondamentale, il peut être de nature publique ou privée (OSEA, JEI, régions, les prêts d’honneur). Il existe plusieurs types de financement tels que le crowdfunding (apport financier par les particuliers) et les leveurs (des prestataires qui apportent leur aide dans la recherche de financement).

Les facteurs clés du développement : bien appréhender le projet, le timing, le montant, la valorisation (c'est-à-dire les conséquences) et la cible d'investisseurs.

Selon J. Masurel, le transfert d’une startup à l’international ne sont que des idées reçues, ce n’est généralement pas l’Eldorado attendu.

S’inspirer de sites, blogs, livres, approfondir ses connaissances grâce à des cours et des formations, ou faire du networking, favorisent la croissance.

À la sortie de la salle, après seulement 30 petits minutes, ce que nous avons retenu : Lancer une startup n’est pas une chose facile, il se doit d’être patient, de connaître son projet du bout des doigts avec la passion qu’on lui accorde et, bien entendu, de s’avoir s’entourer des bonnes personnes.

À eux de créer leurs histoires, et, qui sait, nous les reverrons peut-être dans une dizaine d’années, les étoiles plein les yeux.

Kit de survie pour startup : la conférence de Jérôme Masurel pour le Blend Web Mix

Rédigé par Nicolas Perez

Publié dans #Les Actus

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